Chaque année, des millions de Français voient apparaître sur leur relevé bancaire un prélèvement d’environ 108 euros (parfois 108,80 €). Pour certains, c’est une dépense attendue. Pour d’autres, c’est l’instant de doute : “C’est normal ou je me fais avoir ?”.
Dans la majorité des cas, ce prélèvement correspond à un dispositif officiel : la mensualisation des impôts locaux, notamment la taxe foncière, gérée par la DGFiP. Mais la médiatisation de ce montant a aussi donné naissance à des arnaques SEPA et à du phishing.
Résumé rapide : l’essentiel à retenir
- Le prélèvement “108 €” correspond le plus souvent au prélèvement mensuel des impôts (taxe foncière, parfois taxe d’habitation sur résidence secondaire, etc.) via la DGFiP.
- Le paiement mensuel est réparti sur 10 prélèvements de janvier à octobre, généralement le 15 (ou le 1er jour ouvré suivant).
- “108 €” est un montant moyen rapporté par plusieurs médias, il n’est pas fixe et dépend de votre impôt de l’année précédente.
- Pour vérifier : regardez le libellé DGFiP et confirmez l’échéancier sur impots.gouv.fr.
- En cas de prélèvement suspect : il existe des délais de contestation (8 semaines si autorisé, jusqu’à 13 mois si non autorisé).
Prélèvement bancaire de 108 euros : explications et origine officielle
Pourquoi un prélèvement de 108 € apparaît-il sur votre compte ?
Le plus souvent, ce débit correspond à la mensualisation d’un impôt : vous payez en 10 fois, de janvier à octobre, au lieu de tout régler en une seule fois à l’automne. Chaque mensualité correspond en principe à un dixième de l’impôt dû l’année précédente.
Autre point utile : la DGFiP publie aussi un événement “10ème prélèvement mensuel” (15 octobre) pour rappeler la logique du calendrier de mensualisation.
“108 €”, “108,80 €” : est-ce un montant fixe ?
Non. Ce chiffre circule car il correspond à un ordre de grandeur moyen souvent cité dans la presse. Certains articles évoquent “environ 13 millions de contribuables” concernés par un prélèvement moyen autour de 108,80 €, mais votre montant dépend de votre situation et de vos impôts locaux.
En clair : si votre taxe foncière annuelle était proche de 1 080 €, vous retrouverez logiquement un prélèvement proche de 108 € (1 080 / 10).
Comment reconnaître un prélèvement officiel de la DGFiP, et éviter une arnaque ?
Les indices d’un prélèvement légitime
Un prélèvement authentique présente généralement ces caractéristiques :
- Libellé explicite DGFiP, souvent du type “PRELEVEMENT Direction Générale des Finances Publiques”
- Date cohérente : souvent le 15 du mois (ou le jour ouvré suivant)
- Période cohérente : surtout entre janvier et octobre pour le prélèvement mensuel
- Correspondance avec votre échéancier visible dans votre espace sur impots.gouv.fr
Checklist express (30 secondes)
- Je lis le libellé du prélèvement
- Je vérifie la date (autour du 15)
- Je compare avec mon échéancier sur impots.gouv.fr
Les signaux d’alerte d’une fraude
Méfiez-vous si vous voyez :
- un libellé flou (“prélèvement fiscal”, “SEPA impôt”, sans DGFiP)
- un message SMS ou e-mail qui vous demande de “confirmer” vos données ou de cliquer sur un lien (phishing)
- un montant incohérent avec vos impôts habituels
- une “urgence” artificielle, menaces, pénalités immédiates
Rappel important : les démarches fiscales se font via les canaux officiels, et un prélèvement DGFiP se vérifie d’abord sur votre espace impots.gouv.fr.
Que faire si vous doutez de l’origine du prélèvement de 108 euros ?
Étape 1 : vérifiez sur impots.gouv.fr
Regardez votre mode de paiement et l’échéancier du prélèvement mensuel (janvier à octobre, 10 échéances).
Étape 2 : contactez votre banque et sécurisez
Si vous suspectez une fraude, appelez votre banque rapidement pour demander la procédure de contestation et, si nécessaire, bloquer un mandat douteux.
Étape 3 : contester et demander remboursement (les vrais délais)
Le “48 heures” qu’on lit parfois n’est pas la règle générale. Les délais officiels sont plus protecteurs :
- Prélèvement autorisé, mais contesté : remboursement possible dans un délai de 8 semaines à compter du débit.
- Prélèvement non autorisé : contestation possible jusqu’à 13 mois après le débit (en UE/EEE).
Peut-on arrêter ou modifier la mensualisation ?
Oui. Le prélèvement mensuel est un mode de paiement : vous pouvez l’adapter ou y mettre fin depuis votre espace fiscal (les changements prennent généralement effet selon les règles de gestion de la DGFiP). La DGFiP rappelle aussi qu’il existe une date limite d’adhésion pour que la mensualisation s’applique à l’impôt concerné.
FAQ : prélèvement bancaire 108 euros
Le prélèvement de 108 € concerne-t-il tous les propriétaires ?
Non. Il concerne surtout les contribuables ayant choisi le prélèvement mensuel des impôts concernés.
Je ne suis pas propriétaire, pourquoi ai-je ce prélèvement ?
Vérifiez d’abord votre espace sur impots.gouv.fr et le libellé exact. Un prélèvement DGFiP peut aussi correspondre à d’autres échéances fiscales selon les cas.
Les prélèvements s’arrêtent-ils en octobre ?
Pour le prélèvement mensuel “classique”, le calendrier est bien janvier à octobre.
Comment savoir si c’est une arnaque SEPA ?
Un prélèvement officiel se vérifie via le libellé DGFiP et votre échéancier fiscal. Toute demande d’infos par SMS/e-mail avec lien est suspecte.
Puis-je me faire rembourser ?
Oui, selon la situation : 8 semaines si autorisé et contesté, jusqu’à 13 mois si non autorisé.
Le prélèvement bancaire d’environ 108 euros est, dans la plupart des cas, une conséquence normale de la mensualisation de la taxe foncière et d’autres impôts mensualisés, gérée par la DGFiP (10 prélèvements de janvier à octobre). La vraie vigilance doit porter sur les arnaques SEPA et les tentatives de phishing : la meilleure protection reste la vérification sur impots.gouv.fr et l’application stricte des procédures de contestation en cas d’anomalie.





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